Ses fréquentations mettent-ils un adolescent en péril ?


 02 May, 2016   Univers d'ados   par : Dolly junker  5 visite(s)

1401329-mon-enfant-a-de-mauvaises-frequentations.jpg
  
  

L’une des craintes des parents est que leurs enfants aient de mauvaises fréquentations. Hypothétiquement, ce type de relation influe sur les comportements d’un adolescent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’une des craintes des parents est que leurs enfants aient de mauvaises fréquentations. Hypothétiquement, ce type de relation influe sur les comportements d’un adolescent. La définition de mauvaise fréquentation varie selon l’histoire et la personnalité des parents. Cela peut être un adolescent qui parait mal élevé ou aux allures rebelles. Derrière cette peur se mure l’idée que son enfant est en danger, qu’il est entraîné à commette des actes délinquants, échoue à l’école… Mais qu’en est-il vraiment de l’univers des adolescents ?

Les copains, indispensables pour le développement

L’autonomisation et la déconnexion avec les parents se révèlent l’adolescence. A ce stade, l’enfant fait ses propres choix. Ce libre choix inclut celui des copains, sachant qu’il est difficile de côtoyer des personnes que l’on n’apprécie pas. La présence des copains est cruciale pour la construction personnelle de l’adolescent. Ce sont les copains qui relaient les parents, qui deviennent les premiers objets et sources d’amour, les premiers supports d’identification.

La quête de nouvelles fréquentations en dehors de la famille est essentielle pour éviter de s’enfermer dans le cocon familial. A la puberté, cette ouverture au monde extérieur implique l’incursion de la sexualité dans le psychisme et le corps. Pratiquement, l’adolescent découvre des éléments répondant à ses pulsions en dehors de sa famille. Avoir des copains l’aide à se construire et à se préparer pour l’âge adulte. Car une fois adulte, il aimera et construira sa propre vie loin de ses parents.

Le choix de ses copains

Les premiers choix d’autonomisation d’un adolescent incluent celui des copains avec lesquels il va créer des liens, celui du groupe auquel il va adhérer. Grâce à ses nouvelles relations, il vivra de surprenantes expériences et découvrira des visions autres que la sienne. Ces visions vont forcément l’intéresser puisqu’elles s’éloignent des choix de ses parents.

La découverte du monde implique également la quête de nouveaux repères qui lui feront raisonner d’une autre manière. Il est toutefois important que l’autre lui ressemble suffisamment pour l’instauration du dialogue, et en même temps diffère de lui pour que la relation soit productive. Cet attrait pour la différence va dépendre de sa personnalité et de son expérience. En tant que parent, il ne faut ni contrôler ni imposer vos choix pour que l’adolescent n’ait pas envie d’aller voir ailleurs.

Le laisser apprendre de ses expériences

Les nouvelles fréquentations de l’adolescent constituent des expérimentations de son univers. Elles lui permettent de définir ses goûts et ses dégoûts et de tester son jugement. Il peut par exemple vivre par procuration une situation qu’il n’oserait jamais expérimenter et en découvrir les conséquences. En ce sens, il convient de faire confiance en son adolescent, en sa capacité de ne pas être influençable. Essayer d'être de bons parents pour lui reste l'unique solution pour qu'il est plus confiance en sa personne et en vous. Il faut se fier aux valeurs qui lui ont été transmises, puisque celles-ci sont ancrées en lui.

Parfois, un adolescent fait des erreurs de jugement dans ses relations amicales. Lui épargner la souffrance en le surprotégeant serait une erreur. Il faut le laisser apprendre de ses échecs. C’est de cette manière qu’il discernera ses propres limites, ses forces et ses faiblesses. Il peut toutefois s’adresser à vous en cas de difficultés. A ce moment, évitez d’émettre votre jugement sur ses mauvaises fréquentations. Il le prendrait comme une critique de ses choix, ce qui le pousserait à camper sur sa position.


5 visite(s) | mot clés: