Le guide pour se préparer à devenir Papa


 02 May, 2016   MATERNITE   par : Dolly junker  5 visite(s)

pere-assistante-maternelle.jpg
  
  

Même si les premiers contacts entre le nouveau-né et le papa n’ont lieu qu’après la naissance, le rôle du père commence dès l’annonce de la grossesse.

Même si les premiers contacts entre le nouveau-né et le papa n’ont lieu qu’après la naissance, le rôle du père commence dès l’annonce de la grossesse. Si certains hommes s’adaptent  aisément à la  transition vers la paternité, d’autres  en revanche éprouvent  de la difficulté à assimiler leurs  nouveaux rôles surtout lorsqu’il s’agit  d’un premier enfant. Face à la confusion des émotions et aux nombreux questionnements, les futurs pères sont souvent angoissés par rapport à leurs nouvelles responsabilités. Pourtant, il n’y a pas vraiment de modes d’emploi spécifiques pour devenir de bons parents . Devenir papa ? Cela s’apprend avec le temps.

Devenir papa : Les inquiétudes, les angoisses et les questionnements

La relation de couple, les habitudes du quotidien  ou encore le budget connaissent  des changements pendant la grossesse et à l’arrivée d’un enfant. La vie est rythmée par des besoins tout à fait nouveaux auxquels il faut désormais s’adapter. Passer du statut de couple à celui de père n’est pas toujours évident. S’inquiéter et se poser des questions est donc tout à fait légitime. Voici des réponses à propos de la grossesse, du déroulement de l’accouchement et de l’arrivée du bébé.

Pendant la grossesse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le coup, savoir que l’on va bientôt devenir papa peut provoquer de nombreuses réactions chez un homme : de la fierté, de l’excitation, de l’optimisme, de la joie, de la peur… En se rendant compte de la situation, les inquiétudes vont se confirmer petit à petit et on arrive même à mettre en doute sa capacité en tant que futur parent. Cette inquiétude concerne plusieurs points :

  • Le rôle du père : En général, les fonctions du père se résument à être un compagnon pour la mère, être un modèle pour l’enfant, lui transmettre un nom et assurer la sécurité de la famille ainsi que des proches.
  • Différent mais complémentaire au rôle de la mère, celui du père moderne est devenu un besoin pour l’enfant. Son équilibre psychologique demande de l’affection, de la protection et des soins prodigués par le père.
  • L’autre aspect du rôle du père est le soutient et le devoir envers la mère. Le futur père se demande souvent l’étendue de sa contribution et la manière de pouvoir soulager les maux de sa compagne, ses angoisses et ses appréhensions. Le fait d’être présent et à l’écoute est un bon début. Les gestes et les attitudes efficaces sont à acquérir au fil du temps et des expériences. On peut demander conseil à son entourage, aux personnels médicaux ou à des professionnels.
  • La sexualité : à ce propos, les préoccupations du papa est de savoir si l’acte sexuel va faire mal au bébé ou à la partenaire, et même si c’est raisonnable de demander à avoir des rapports sexuels pendant cette période. Ce qu’il faut savoir, c’est que le bébé est bien protégé dans l’utérus de sa mère. Les rapports sexuels ne représentent aucun risque pour lui. L’activité sexuelle pendant la période de grossesse est non seulement possible, mais également conseillée par certains médecins, car elle prévient des problèmes sexuels après l’accouchement et renforce l’intimité du couple.
  • Les dépenses : la venue d’un enfant occasionne des dépenses  qu’il est nécessaire de prévoir à l’avance : les frais des soins à la maternité, l’ameublement, la nourriture, les vêtements, les soins en cas de maladie, la possibilité d’achat d’une nouvelle voiture, un éventuel déménagement. Certains soins médicaux sont couverts par la sécurité sociale et des allocations familiales peuvent être attribuées suivant les cas.
  • L’accouchement : au terme de la grossesse, une bonne préparation permet d’éviter l’affolement et les précipitations. Cela se produit en général entre la 37e et la 42e semaine de grossesse. Comme exemple, le futur papa se doit d’aider et donner son avis sur le DIY de la valise de maternité, une organisation personnalisée pour alléger les tâches quotidiennes de la maman. Pour celui qui va devenir papa bientôt, assister à l’accouchement aide à gérer ses émotions, bien qu’il se sente impuissant face aux douleurs de sa partenaire. Les astuces et les  instructions pour atténuer les douleurs doivent être apprises et répéter par les deux futurs parents avant l’accouchement. Le rôle du père consiste ici à aider la maman à se détendre : être à l’écoute de ses besoins (massage, variation des positions, respiration…), créer une atmosphère confortable et calme en limitant les visites.  Il s’agit enfin de trouver sa place auprès de l’équipe de soins. Le but   ici est d’être prévoyant : plein d’essence, contact du taxi… Penser à préparer à l’avance les valises contenant les affaires de la maman et tous les équipements, ainsi que les accessoires nécessaires pour accueillir le nouveau-né. Les papas ont droit à un lit d’appoint dans la chambre.

Après la naissance

Ici encore, une multitude d’émotions submerge le nouveau papa : de la joie, de l’étonnement, de l’inquiétude et parfois même de la tristesse. La naissance de l’enfant est l’aboutissement d’une longue attente pour les uns,  mais peut être également le début des problèmes pour d’autres (risque de complications, manque de sommeil, frustrations, nouvelles tâches…).

  • L’allaitement, le problème ici est de trouver sa place au sein de cette relation fusionnelle que la mère noue avec le bébé. Afin de construire un lien d’attachement, le père peut s’appliquer sur d’autres types de soins: lui faire faire son rot, le baigner, le changer…Pour le calmer, le contact peau à peau favorise cet attachement entre le père et le bébé. Ce dernier pourra ainsi apprendre à apprivoiser son sens du toucher.
  • Le baby- blues est un phénomène naturel bénin, qui peut survenir pendant la période postpartum. C’est un état de déprime causé par la fatigue et la chute des hormones. Cette période peut durer environ une semaine, durant laquelle la maman est triste, anxieuse et manquera d’intérêt pour le bébé.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’une bonne préparation permet de mieux maitriser les changements. Même si elle représente beaucoup de sacrifices, la venue d’un enfant peut être perçue comme une source de joie et un nouveau départ dans la vie. Cette nouvelle responsabilité offre un but à la vie et la remplir peut procurer de la fierté et augmenter l’estime de soi. De plus, il est important de privilégier, surtout au tout premier début de la vie de l’enfant, le  soutien parentalun élément crucial pour construire une relation familiale harmonieuse.

La reconnaissance

Une des étapes essentielles de la paternité est la reconnaissance. C’est un acte qui permet au père de donner son nom à son enfant et d’établir le lien de filiation. Cette démarche consiste en une déclaration du souhait à devenir le parent légal.

La situation maritale des parents (mariés, pacsés ou vivant en concubinage) et le moment de la reconnaissance par rapport à la naissance varient les démarches administratives.

Pour un couple marié, l’affiliation est automatique. Le nom du mari est inscrit sur l’acte de naissance de l’enfant. Dans le cas où les parents ne sont pas mariés, le père doit faire une démarche de reconnaissance pour établir cette filiation. Cette démarche peut être faite avant, pendant ou après la naissance.

Il faut alors se présenter auprès de n’importe quelle Mairie pour la reconnaissance avant et après la naissance. Il faut aller à celle du lieu de la naissance si l’on a choisi de faire la reconnaissance pendant la naissance, ou faire appel aux officiers de l’Etat civil qui sont parfois présents dans les maternités.

Le dossier à fournir est composé d’une déclaration à l’état civil et d’une pièce d’identité.

La reconnaissance peut faire l’objet d’une annulation ou d’une contestation.

Une copie de cet acte de reconnaissance est utilisée pour la déclaration de naissance.  Faire une déclaration de naissance est obligatoire dans les 3 jours qui suivent la naissance. La déclaration donne lieu à la délivrance de l’acte de naissance. C’est valable pour les nouveaux parents de jumeaux ou triplets, il existe des guides pratiques (Nouveaux parents de jumeaux ou triplets : le guide pratique) qui vous faciliteront toutes les démarches administratives.

Comment remédier à ses inquiétudes ?

Ces inquiétudes diverses qui rongent le futur père se résolvent avec un travail sur soi. La venue d’un enfant est l’occasion pour entretenir la solidarité du couple avec de la communication et de l’entraide.

La communication

Le dialogue est le meilleur moyen pour venir à bout des questionnements et inquiétudes. Il s’agit de parler des besoins et des inquiétudes de chacun. Le père peut également faire part au médecin traitant de ses inquiétudes. Pour cela, il peut assister à l’une des visites prénatales chez le médecin.  Etre présent pendant les cours prénataux est l’occasion de poser des questions à des professionnels, de rencontrer d’autres futurs parents et de visiter la maternité.

La documentation

Après l’annonce de la grossesse, il reste 9 mois pour se préparer à ce rôle. La préparation consiste ici à s’informer en lisant des guides et des livres sur la naissance et la grossesse. Le but est de développer ses connaissances sur le sujet et de se familiariser avec le langage propre à cette période : césarienne, allaitement, péridurale….

L’entraide

Affronter les changements exige de l’entraide. Par exemple,  en réduisant sa propre consommation d’alcool et de cigarettes, le futur père aide sa partenaire à traverser sa période de sevrage. Les exercices physiques recommandés pendant la période de grossesse  peuvent être pratiqués à deux. Cette assistance est d’autant plus importante pendant les moments difficiles (baby blues,…)  et au cours du travail. Dans le cas où vous seriez un couple mixte, trouvez ensemble un terrain d’entente pour bien gérer les différences .

La paternité et la violence

La violence faite envers les femmes est un problème assez courant. Une femme sur cinq est victime de violence physique en Europe. Dans 30 à 40 % des cas, les enfants subissent également ces maltraitances. Les frustrations, l’effet de l’alcool, l’accoutumance  ou le fait d’être élevé dans un foyer à problème poussent certains hommes à être violent. Même si ces violences ne concernent pas directement l’enfant, ces gestes d’agression peuvent provoquer des traumatismes. Il a peur pour sa vie, mais également pour sa mère. Cette dernière peut être sujette à des crises d’angoisse et à la dépression.

 

 

 

 

 

 

 

Le stress pendant la période de grossesse peut déclencher des disputes aboutissant jusqu’à la violence physique. La femme enceinte risque alors d’être blessée ou de faire une fausse couche.

La communication entre les deux conjoints est la première solution pour éviter les problèmes de violence. Ne pas hésiter à solliciter de l’aide extérieure ou à faire appel à un psychologue pour assister à quelques séances de thérapie familialequi pourrait être utile en cas de complication.

Le père célibataire

Le statut de père célibataire concerne le veuf ou le divorcé qui a une garde alterné des enfants. Le problème ici ne se situe pas au niveau de l’organisation matérielle comme dans les cas qu’on rencontre souvent chez la mère célibataire. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre l’autorité et l’affection. Plus l’enfant est jeune, plus il aura besoin de marque d’affection et de tendresse. L’attitude à adopter consiste à aider l’enfant à faire face à ce manque et à lui apprendre à s’adapter progressivement à cette particularité par rapport aux autres familles.

Dans le cas d’un divorce, il est important que le père ne dénigre pas l’image de sa mère vis-à-vis de l’enfant. L’enfant se construit avec son père et sa mère, tels qu’ils sont.

Le cas du père adolescent

L’insuffisance des moyens financiers, le manque de maturité et d’habileté pour assumer correctement son rôle de père, la crainte d’être punis, l’école, l’obligation de se marier, la culpabilité... sont les problèmes auxquels sont confrontés les pères adolescents. Tant de difficultés que la plupart préfèrent désertés et fuir leurs responsabilités parentales en optant ou en forçant l’avortement. Pourtant, tous les pères adolescents ne sont pas des irresponsables, malgré ces nombreuses obligations et sacrifices. La venue d’un enfant et les responsabilités y afférant peuvent au contraire l’aider à acquérir plus de maturité.

  • Le stress pour le père adolescent est d’autant plus intense, car il peut être engagé dans plusieurs tâches : études, travail, assistance vis-à-vis de la mère… L’adolescent peut paraitre psychologiquement immature juste parce qu’il est stressé. Il doit en plus affronter les problèmes liés à son propre développement : crise d’identité, poussée hormonale,...l’intensité du stress lié à l’accouchement diminue au fur et à mesure que l’adolescent s’investit dans la préparation de la venue de l’enfant, en se documentant sur le sujet. Dès lors qu’il assume son rôle de subvenir aux besoins du bébé, le stress commencera à diminuer.
  • Psychologiquement, le papa adolescent peut développer de nouveaux besoins, comme le désir de faire une compétition avec son propre père (en tant que protecteur ou pourvoyeur) ou d’atteindre plus de maturité et de sens de responsabilité. Souvent, des doutes subsistent par rapport à leurs capacités à subvenir aux besoins de l’enfant.

Ces jeunes ont besoins d’assistance pour faire face à leurs situations : aborder la question de la sexualité avec les adolescents, les cours prénataux, engager un tuteur pour leurs scolarités, les services de placement, les intégrations dans des associations et groupes, mais également pour les futurs grands parents…


5 visite(s) | mot clés: